Café d’Ethiopie, rendez-vous en terre africaine

Café d’Ethiopie, rendez-vous en terre africaine

Quatrième pays producteur de café au monde et premier producteur en Afrique, l’Ethiopie se place comme un acteur incontournable de l’univers du café ! En dix ans, la région passe de 28 000 à 178 000 hectares de caféiers, et les coopératives continuent de se multiplier faisant du café d’Ethiopie un label au sens propre. 

Café d’Ethiopie, berceau du café

Tout d’abord, sachez que l’origine du café prend ses racines en Ethiopie.

En effet, l’histoire prétend qu’un berger du nom de Kaldi y découvrit les vertus excitantes du café.  Vers le VIIIe siècle, une de ses chèvres s’est mise à faire des bonds après avoir mangé des cerises d’un caféier. Ainsi, la culture du café et son usage furent ensuite diffusés par les moines pour se maintenir éveillés pendant leurs longs offices. 

Finalement, au XVe siècle, le port de Mocha* voit le jour au Yémen et le café Ethiopien commence son exportation. 

*Le port de Mocha a donné son nom au café Moka d’Ethiopie.  

Les principales régions productrices   

Selon les régions, le terroir éthiopien offre des profils en tasse très différents. C’est principalement ce qui fait sa richesse. Situées pour la plupart dans la zone du Sud Ouest, voici quelques régions stars du café moka d’Ethiopie.

 

café d'Ethiopie

 

  • Jimma ou Djimmah, cette région se situe au Sud-ouest de l’Éthiopie. Les caféiers se développent entre 1400 et  2100 m d’altitude. Les cafés sont lavés après la cueillette, ça donnerait au café un meilleur goût. De plus, la méthode de traitement en pleine nature favorise des notes herbacées aux cafés, un côté fruité et des notes de noisettes à la tasse, fabuleux.
  • Sidamo , est la région la plus connue d’Ethiopie pour la production de café. Située au sud du pays, elle ne représente pas seulement un terroir de café, mais aussi le nom peuple éthiopien. Les cafés de cette région offrent un profil vif aux notes florales et fruitées d’agrumes ainsi qu’un corps plein à la tasse. Les caféiers poussent entre 1  550 à 2 200 m d’altitude et plus de la moitié des cafés cultivés dans cette région sont des cafés lavés.
  •  Guji : Le territoire de Guji est minuscule comparé à d’autres régions caféières. Guji est réputé pour la qualité de son arabica qui est totalement différent, gustativement parlant, de celui des deux régions voisines. Les cafés de Guji offrent une tasse à la fois fruitée et florale.café d'ethiopie rituel
  • Yirgacheffe : Les cafés issus de la région Yirgacheffee ont un profil floral, aux notes de jasmin, avec
    une acidité intéressante. Les caféiers sont cultivés entre 1600m et 2400 m d’altitude, ce qui permet d’avoir une multitude de profil de Yrgacheffe à proposer. 
     

A noter : Yrgacheffe fait partie de la région de Sidamo. Par ailleurs, au vu de la diversité aromatique qu’elle offre, on l’a qualifié de microrégions.

  • Harrar : Les cafés sont cultivés en haute altitude dans un environnement sauvage et sont généralement des cafés natures. Le territoire est reconnu pour donner des profils de tasse intensément fruitée à l’acidité moyenne avec des dominantes de fruits rouges (myrtilles, mûres). Les cafés de la région d’Harrar s’utilisent généralement  pour des mélanges espresso plutôt qu’en origine pure. 

Bien évidemment, toutes ces informations permettent de mieux vous expliquer l’impact du terroir sur le café. Cependant, certains cafés peuvent avoir un autre profil que ceux expliqués ci-dessus.

 

Le café d’Ethiopie, du rituel au moment sacré

café d'éthiopie

La préparation du café d’Ethiopie n’est pas à prendre à la légère. Plus qu’un simple moment de partage, c’est également l’occasion de transmettre une histoire, tout un savoir-faire aux plus jeunes.

Le rituel dure en général plus d’une heure et il est toujours dirigé par une femme. Et, on est loin de la machine espresso broyeur. Le café est torréfié à l’instant, moulu à la main avec un pilon. Ensuite, il est porté à ébullition puis la cheffe de cérémonie ajoute des épices, de la cardamome ou encore du clou de girofle. Ensuite, après moult cuissons, il est temps de passer à la dégustation.

Comme vous pouvez l’imaginez, la première tasse n’est jamais destinée à la consommation. Elle valide la qualité de la boisson. On vous a dit, là-bas le café, c’est du sérieux. En plus, le café en Ethiopie se boit bien noir et sucré. Pour les plus téméraires, ils peuvent toujours ajouter un peu de beurre ou de miel. 

Cultiver mieux pour produire plus longtemps 

L’agroforesterie vous connaissez ? C’est tout simplement le fait d’associer plusieurs cultures sur une même parcelle. En Ethiopie, berceau du café, la majorité des cultures café fonctionne sur ce modèle de culture. Ici, forêts et caféiers cohabitent depuis toujours. C’est d’ailleurs un très bel exemple pour le reste de la communauté caféière. 

Cette façon de cultiver le café en Ethiopie apporte de nombreux avantages au producteur et à la terre travaillée. On parle d’une récolte plus qualitative, d’une préservation des sols, et du développement de la biodiversité.

Si le sujet de l’agroforesterie vous intéresse retrouvez l’article complet dans le Coffee Spirit n°11.

A noter : le réchauffement climatique impacte de plus en plus l’agriculture au global en Ethiopie. Cela concerne 85% de la population.

Le saviez-vous ?  

“Buna tetu” signifie “viens boire un café” en Ethiopien.  

“buna dabo naw” signifie “le café est notre pain” en Ethiopien. 

 

 

À propos de l'auteur

Anne-Sophie

Curieuse et aventurière du goût, Anne-So vous emmène dans ses aventures caféinées !

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